Louis Acariès et Mamadou Thiam : émouvantes retrouvailles à Bercy…

17 Nov

Le rude cogneur franco-sénégalais Mamadou Thiam, ancien champion d’Europe des super-welters, qui échoua en juillet 2000 face au légendaire portoricain Félix Trinidad dans sa conquête du titre mondial WBA de la catégorie, a retrouvé avec émotion son entraîneur Louis Acariès, lui-même ex-champion d’Europe des poids moyens. Des retrouvailles pleines d’affection entre les deux hommes, en marge de la grande soirée boxe qui s’est déroulée vendredi 15 novembre à l’Accorhotels Arena (ex Palais omnisports de Paris Bercy) organisée de main de maître par Sébastien Acariès, patron de la société UNIVENT Boxing et fils de l’ex-promoteur vedette Michel Acariès.

Nasser NEGROUCHE

Jubilé Hamani à Tizi : aucune nouvelle des organisateurs…

14 Nov

Après un premier contact qui semblait prometteur avec les organisateurs du Jubilé en l’honneur de Loucif Hamani (prévu ce samedi 16 novembre à Tizi-Ouzou), nous n’avons plus jamais eu de nouvelles de ces derniers malgré nos relances. Un scénario hélas habituel lorsqu’il s’agit d’initiatives de ce type en Algérie. Une fois de plus, ça n’a pas loupé…
Pourtant de nombreux anciens compagnons d’entraînement de Loucif, certains de ses amis proches ainsi que des membres de la famille Teissonnières avaient exprimé leur intérêt pour cet événement. Hamani aurait été très heureux de les retrouver… Je devais moi-même animer gracieusement une conférence sur les temps forts de la carrière de notre merveilleux champion, pur produit de l’école de boxe de Choisy-le-Roi créée par Julien Teissonnières.
Nos questions sur les possibilités de prise en charge des frais de déplacement des intervenants et les solutions d’hébergement proposées aux participants n’ont étrangement jamais obtenu de réponse. Nous voulions seulement savoir… pas demander l’aumône. Mais nul n’a jamais pris la peine de répondre à nos mails de relance. Comment interpréter ce silence total pour le moins peu élégant ? Choisy serait-elle indésirable à Tizi ? Je souhaite néanmoins aux initiateurs de cet événement un plein succès dans leur entreprise et un excellent jubilé à notre frère Loucif. Que la fête soit belle et chaleureuse !

Nasser NEGROUCHE

Jean, Antoine, Ahmed et les autres…

13 Nov

Tourné en 1996 par Gilles Favier et Frédéric Tonolli (Point du Jour) et diffusé à l’époque dans l’émission « Faut pas rêver » présentée par Sylvain Augier sur France 3, ce reportage intitulé « Le vieil homme et la boxe » est un petit bijou documentaire. Vous allez vous régaler ! Le film retrace l’histoire du mythique club de Montreuil-sous-Bois, fondé en 1943 par le résistant Roger Brandon et dirigé ensuite – depuis 1946 et pendant plus d’un demi-siècle – par Jean Traxel, l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire de la boxe tricolore.

Une salle comme dans le Bronx…

Saisies avec grâce et sensibilité, les images révèlent l’ âme si particulière de cette salle que le célèbre journaliste de boxe Andy Dickson décrivait ainsi : « C’était un ring perdu au milieu de la zone, mais qui résistait envers et contre tous. Une salle comme il arrive d’en trouver dans le Bronx, à la fois crasseuse et accueillante, empreinte d’une tension, d’une odeur… D’un côté des gamins qui transpiraient et de l’autre les promoteurs, l’argent« .

Des visages familiers

Les plus anciens reconnaîtront des visages familiers, hélas aujourd’hui effacés à jamais pour la plupart. C’est à eux que je pense en écrivant ces lignes. A la mémoire de Jean Traxel, Antoine Martin, Ahmed Mekoues et tous les autres : entraîneurs, boxeurs, champions ou anonymes, amis, proches et supporters qui ont contribué, chacun à leur manière, à écrire la légende du Ring de Montreuil. Un grand merci, enfin, à notre ami Boubek Tintin, ancien poulain de Jean Traxel, qui oeuvre avec tant de générosité pour la préservation de cette mémoire locale. C’est grâce à lui que j’ai pu obtenir une copie de ce film.

Nasser NEGROUCHE

Cédric Vitu : « Si je suis encore en vie, ce n’est pas pour rien : je serai champion du monde ! »

11 Nov

A quelques jours de son championnat du monde WBA Gold des super-welters contre Michel Soro (Vendredi 15 novembre à l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy. Organisation : UNIVENT BOXING), nous reproduisons ici l’article sur Cédric Vitu déjà publié en mars 2018 (avant son premier duel au sommet contre l’Argentin Castano). Une fois de plus, Cédric a rendez-vous avec son destin. Pour lui, le temps est venu de tenir l’émouvant serment fait à ses deux amis d’enfance, Anis et Taoufik, abattus à la kalachnikov sous ses yeux  le  16 juillet 2006 à Creil…

Le mental d’un boxeur est peuplé de secrets enfouis, de silences déchirants, de blessures éternelles, de cauchemars d’enfance et de rêves inavoués. C’est le vrai carburant des champions. Une mystérieuse énergie intérieure que rien ni personne ne peut endiguer. Cédric Vitu, le prodige de la boxe tricolore, multiple champion d’Europe des super-welters, élu meilleur boxeur du continent en 2017 et probable futur champion du monde de la catégorie est habité par ces forces célestes qui le portent depuis toujours. « Je sais que tout ce qui arrive maintenant ne doit rien au hasard. Si je dispute ce titre mondial, c’est pour une raison bien précise. Si je suis toujours en vie, c’est justement pour devenir Champion du Monde… », confie avec conviction et gravité le gaucher de Montataire.

Pour la mémoire de mes frères de cœur…

Ceux qui voyaient en lui une sorte de golden boy surdoué du Noble Art avide de trophées, de gloire et de dollars se trompent lourdement. Ou ne le connaissent pas vraiment. Cédric ne boxe pas pour l’argent, la reconnaissance médiatique ou la satisfaction de son égo. Depuis 12 ans, peu de temps après ses débuts dans les rangs professionnels en décembre 2005, Cédric boxe pour honorer la mémoire d’Anis et de Taoufik, ses deux amis d’enfance abattus sous ses yeux un soir d’été de l’année 2006 à Creil (Oise). Un épisode fondateur dans la construction de sa personnalité de champion. Lui-même aurait pu y laisser sa peau… « 28 douilles d’arme automatique ont volé autour de moi et j’aurai pu être à leur place… ».
Depuis cette tragédie, Cédric a donné un autre sens à son métier de boxeur, à sa vie. Il ne fait pas une carrière mais il façonne, jour après jour, un rêve de jeunesse : offrir à ses deux frères de cœur la ceinture de champion du monde. Car c’est pour eux qu’il endure, depuis toutes ces années, tant de sacrifices, qu’il s’impose autant de privations et de rigueur à l’entraînement.

Ce sont mes anges-gardiens…

« Oui, c’est vrai… Pour moi, c’est presqu’un devoir de devenir Champion du Monde car je sais que, de là où ils sont aujourd’hui, ils veillent sur moi comme ils le faisaient avant de partir. Je pense que ce sont mes anges gardiens », expliquait déjà Cédric Vitu, à Choisy Boxe, en mars 2016. Aujourd’hui, à quelques jours de son Championnat du Monde franco-français contre Michel Soro, le prodigieux gaucher de Montataire, fidèle à son serment, est toujours dans le même état d’esprit : « Si je suis encore en vie, ce n’est pas par hasard et ce n’est pas pour rien : je dois devenir Champion du Monde pour la mémoire d’Anis et de Taoufik… ». 

Nasser NEGROUCHE

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